2021 navigation sur nos 25 ans de coopération

Au départ de Pologne

Une vidéo de Marek Matysek

Bychawa : le professeur a construit son bateau. Maintenant il va en France.

Depuis 8 ans, il construit un bateau qui embarque aujourd’hui (12 juillet) pour une croisière fluviale vers la France. Waldemar Kot, professeur d’éducation physique et président de l’Association de coopération internationale Bychawa, souhaite célébrer l’amitié de longue date entre les villes partenaires : Bychawa et La Chapelle-sur-Erde.

 La croisière commence aujourd’hui (12.07) dans l’après-midi sur Zalew Zegrzyński –

Nous naviguerons le long de la Vistule, en évitant Płock, Toruń à Bydgoszcz – dit Waldemar Kot.

  • A Bydgoszcz, nous passerons de la Vistule au canal Bydgoski, et à travers le canal Bydgoszcz, la Noteć et partiellement la rivière Warta jusqu’à l’Oder, puis le long du canal Havel-Odra et de la rivière Spree, nous atteignerons Berlin, d’où nous naviguerons vers Potsdam, Magdebourg, Hanovre, jusqu’au Rhin ;
  • Ensuite, nous traverserons la rivière Moze, puis les Pays-Bas et la Belgique, jusqu’en France ;
  • En France, le parcours longera la Seine, les canaux et la Loire, et l’Erdre jusqu’à la ville de La Chapelle ;
  • Waldemar Kot, qui sera accompagné d’équipes d’associés changeantes , aura environ 3 000 kilomètres à parcourir et la croisière est prévue pour 40 jours ;
  • Le bateau construit par Waldemar Kot s’appelle TyByś, et son voyage peut être suivi sur le profil Facebook « Vous avez visité l’Europe » ;
  • L’expédition est sous le patronage de la radio polonaise Lublin. AKr / éd. AKos photo « Tu visiterais l’Europe » Waldemar Kot.

site du Média « Corner Media sp.z.o.o. »

En France

Waldemar Kot, président du comité de jumelage à Bychawa, vient de nous rejoindre, non par la terre, non par les airs, mais sur l’eau. Il a accompli l’exploit de relier notre ville jumelée, Bychawa, à La Chapelle sur Erdre en 40 jours par les voies navigables d’Europe, sur un navire qu’il a lui-même construit durant sept années. Il a ainsi traversé successivement l’Allemagne, les Pays Bas et la Belgique, représentant un périple de presque 3000 kms. Nous avons suivi sur les réseaux sociaux son parcours, impatients d’y lire chaque jour son avancée.  Arrivé à Paris, son fils l’a laissé aux mains de Viviane et Patrick qui l’ont accompagné jusqu’à Briare, fin de la première partie de navigation.

En effet, Bertrand, batelier à Châtillon sur Loire, que nous avions contacté pour le projet de Waldek, nous avait mis en garde sur la dangerosité de la Loire et l’impossibilité d’y naviguer, il était formel.

 Il ne nous restait plus comme solution que de sortir le bateau de l’eau et le transporter sur remorque jusqu’à Angers, où elle est à nouveau navigable.

Pour illustrer sa mise en garde, Tybys chargé sur sa remorque après deux heures d’efforts pour l’adapter à l’embarcation, Bertand, sur son chaland, nous a fait découvrir les pièges qu’elle recelait. La Loire semblant si sereine de la berge comme un miroir d’eau, recelait par endroits des fonds de guère plus de 20cm sur des lits de sable ou de rochers tranchants. Le bateau n’aurait pas résisté plus de 100m, soit pris dans les sables et le courant, il faut alors attendre une prochaine pluie importante pour voir le niveau monter et le libérer, soit disloqué sur les rochers, comme Bertrand l’avait vu quelques semaines plus tôt.

L’exploitation du sable de Loire pendant plusieurs années, a détruit le lit du fleuve, et sa hauteur est devenue trop basse pour y naviguer, excepté lors de fortes pluies ou le niveau peut monter brutalement 2 ou 3 jours.

Nous avons donc pris en charge le bateau et Viviane, Patrick, Patrice notre chauffeur, Waldek et moi-même sommes arrivés à  Ancenis pour remettre enfin le bateau sur son élément, le niveau d’eau étant trop bas à la cale de Bouchemaine.

Waldek avait imaginé nous rejoindre pour les 20 ans du comité de jumelage en 2020, mais la pandémie a repoussé le projet à cette année.

Il vient donc de rendre réel son rêve, nous invitant à réaliser le nôtre.

Merci de cet exploit Waldek, tu construis l’Europe que nous imaginons.

Dominique Martin

Article de Ouest-France

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